Juillet 2026 –
Interview du Pr Xavier Girerd, Président du Think Tank Hypertension France.
Dans le cas spécifique du patient hypertendu traité mais cliniquement non contrôlé au cabinet, tout l’enjeu pour le spécialiste est de trier le risque : sommes-nous face à une résistance thérapeutique authentique, synonyme de danger vasculaire à court terme, ou face à une réactivité émotionnelle ?
Je préconise la réalisation d’une Automesure/MAPA en utilisant le tensiomètre de poignet OmronNightView qui me permet d’évaluer avec une grande fiabilité le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) réel du sujet.
Prenons une situation fréquente en consultation : si l’enregistrement montre un dipping systolique supérieur à 10 % ou si la pression systolique de sommeil descend à moins de 100 mmHg, le pronostic change radicalement. Ces deux critères sont les signatures d’une décompression vasculaire nocturne préservée. Les données de la science indiquent que chez ces patients, le risque d’AVC est diminué.
Une telle constatation permet dans ma pratique de reclasser l’hypertension comme ne necessitant pas d’augmentationde la pression thérapeutique. On peut alors catégoriser son profil comme une HTA d’éveil associée à un effet blouse blanche très important. Sans cette fenêtre ouverte sur le sommeil par un tensiomètre silencieux, ce profil de patient aurait été exposé à une surenchère thérapeutique injustifiée. En effet, dans ce cas ma décision est de ne pas proposer d’augmentation du nombre d’antihypertenseurs et de ne pas proposer une DNR (dénervation rénale).
L’autre dimension trop souvent négligée par les MAPA classiques — et que ce protocole met en lumière — est l’analyse de la fréquence cardiaque de sommeil. Elle offre un accès direct à la fonction autonome du patient, indépendamment des chiffres tensionnels.
La baisse de plus de 5 battements par minute (bpm) en période de sommeil d’une mesure à l’autre traduit une bonne activation vagale (parasympathique). Ce frein cardiomodérateur naturel est l’une des clés de la protection cardio-artérielle nocturne. À l’inverse, une fréquence cardiaque qui reste figée pendant le sommeil, même avec des chiffres tensionnels acceptables, témoigne d’une hyperactivité sympathique persistante nocturne témoin dun risque cardiovasculaire élevé.
En combinant la pression systolique nocturne stricte et la réactivité du tonus vagal, l’OmronNightView permet de réaliser une véritable médecine de précision en hypertension artérielle.
Pour l’hypertensiologue, ce n’est plus seulement une question de chiffres ou de moyennes ; c’est une exploration dynamique de la physiologie cardiovasculaire du patient pendant son repos. Choisir ce dispositif, c’est offrir au patient traité le diagnostic le plus juste et la thérapeutique la plus sûre, guidée par des biomarqueurs réels et dépouillés de tout artéfact.
Durée : 3 minutes

Avocat, tomates, champignons sont riches en potassium
L’objectif du régime DASH est d’atteindre 4700 mg de potassium par jour et de limiter le sodium à 2300 mg par jour, soit environ 6 g de sel de cuisine.
L’apport en potassium visé par de nombreuses autorités de santé européennes (comme l’EFSA et l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé) est d’au moins 3 500 mg par jour pour les adultes. C’est un objectif clinique important pour la prévention cardiovasculaire.
Toutefois, le régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension), tel qu’il a été établi et promu par le National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis, vise un niveau encore plus élevé :m de 4700 mg par jour de potassium.
Objectif Clinique DASH (4700 mg/j) :
Ce niveau de 4700 mg a été fixé par l’Institute of Medicine (IOM) et le NIH (National Heart, Lung, and Blood Institute) aux États-Unis, sur la base des études DASH originales.
C’est la quantité qui a démontré l’effet optimal de réduction de la pression artérielle, en particulier chez les personnes sensibles au sel et les hypertendus. C’est l’objectif du régime DASH cité dans les publications scientifiques de référence.
Recommandation OMS/Européenne (3500 mg/j) :
L’OMS et l’EFSA (European Food Safety Authority) recommandent une consommation d’au moins 3500 mg de potassium par jour (soit 90 mmol/j).
C’est la recommandation de base pour la population générale adulte, visant à minimiser les risques de maladies cardiovasculaires et d’hypertension.
Le programme AGIR pour sa tension